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-- institut géopolitique et culturel jacques cartier – poitiers qui sommes-nous ? le comité pôle géopolitique pôle religions religions – géopolitique france et laïcité la religion à l’école pôle stratégie espaces culturels manifestations actualités archives rencontres prochaine conférence mardi 19 juin mai 18 2018 conférence de claude giboin , philosophe, professeur honoraire à nouméa (nouvelle calédonie) présentation par gilbert guittard , président de l' nation et mondialisation : que vaut aujourd'hui l'idée de nation ? la démocratie moderne s’est d’abord affirmée dans l’idée même de nation. aujourd’hui pourtant, c’est au nom des valeurs démocratiques que la nation se retrouve contestée, peut-être même condamnée. mais l’heure est-elle venue de sa disparition? la question de la mutation politique que provoquent la mondialisation et le libéralisme ne sera pas résolue sans voir en quoi le leadership américain nous oblige à reconsidérer ce que nous appelons nation .la démocratie moderne s’est d’abord affirmée dans l’idée même de nation. à 18 heures, bâtiment de l'escem au 62 rue jean jaurès, amphi gaston morin, 3e étage, entrée libre 18 mai 2018 publié par christian à 9 h 56 min actualités prochaine conférence jeudi 17 mai avr 27 2018 par jérôme grevy l es emblèmes et symboles républicains de 1792 à 1920 . présentation jean-henri calmon "mettant en application la pensée de rousseau, qui préconisait la création d’une « religion civile » pour fortifier le lien civique, les républicains français, lorsqu’ils ont été au pouvoir, ont mis en place une grammaire symbolique faite d’allégories, d’objets, de lieux, de monuments et de portraits, qu’ils ont honorés dans des rituels spécifiques. peu à peu, ces emblèmes se sont dépolitisés, ont perdu leur dimension révolutionnaire, se sont banalisés, dilués dans le paysage comme dans les usages du pays. la conférence se propose de revenir sur leur origine et sur les conditions de leur adoption." 27 avril 2018 publié par christian à 11 h 02 min actualités prochaine conférence : mardi 24 avril avr 14 2018 « scrutin uninominal majoritaire à un tour, scrutin uninominal majoritaire à deux tours, représentation proportionnelle, scrutin mixte », les différents modes de scrutin ont une influence déterminante sur le paysage politique et sur le fonctionnement des institutions. l’exposé sera principalement illustré par les modes de scrutin législatifs en france (iiie, ive et ve républiques), mais aussi dans les grandes démocraties parlementaires. concernant la france, seront également évoqués le mode de scrutin présidentiel (depuis la présidentielle de 1965) et ses incidences sur le fonctionnement des institutions, de même que les différents modes de scrutin utilisés sous la ve république lors des élections locales et leurs conséquences sur le fonctionnement des différents conseils. cette conférence porte sur un thème d’actualité puisque le président macron souhaite instaurer pour les élections législatives un mode de scrutin mixte à dominante majoritaire, à la place du scrutin uninominal majoritaire à deux tours. 14 avril 2018 publié par christian à 8 h 19 min actualités ce que les musulmans pensent des chrétiens : opinions diversifiées. [christian lochon] avr 12 2018 [écoutez christian lochon sur rcf https://rcf.fr/actualite/christian-lochon] notre premier souci a été, en nous appuyant sur des exégètes modernes, de relier l’islam initial à son environnement, pas seulement bédouin comme on avait l’habitude, chez les orientalistes du xix e siècle, de l’y maintenir, mais aussi, de reconnaître dans le coran ses ascendances culturelles mésopotamiennes , auxquelles nous avons aussi emprunté un grand nombre de mythes depuis l’épopée de gilgamesh (2500 b.c.), persanes par le mazdéisme et le manichéisme (iblis au service de la remontée de l’humanité vers dieu), judaïques et chrétiennes. la 1 e sourate du coran contient le mot « sirat », qui vient de « stratos » (la voie droite), montrant les emprunts grecs ; d’autres sont éthiopiens, hébreux, iraniens. le pr. mohamed arkoun rappelle constamment combien ce livre est le réceptacle des connaissances humaines transmises par les traditions les plus variées. des études récentes ont montré les difficultés de recension du texte coranique, dont la version définitive tardive a été imposée à la communauté, les variantes étant soigneusement détruites jusqu’à ce qu’on en retrouve à sanaa en 1960. les thèmes coraniques incluent les 5 piliers de l’islam, kit minimum du pratiquant, mais insuffisants pour révéler tout ce que le coran offre de réflexions sur le destin religieux de l’homme, la foi, la morale, le droit, le statut personnel, et même la pratique de la magie ou le combat religieux, ainsi que la personnalité du prophète mohamed. cette ouverture sur et par des cultures différentes ont conduit à des particularismes régionaux, sunnisme ou chiisme (dont l’affrontement à la mort du prophète revient aujourd’hui dans toute sa vigueur), zaïdisme, ismaélisme, druzisme, alaouitisme et bien sûr, kharijisme dont les traces se retrouvent en oman, en tunisie, en algérie et dans la diaspora. l’islam n’est pas que cultuel ou rituel. des hommes se sont inspirés du coran pour créer le mouvement philosophique mutazilite qui se poursuit aujourd’hui et s’oppose à l’intégrisme et le spiritualisme soufi ou confrérique. aujourd’hui, le rôle positif des femmes et la pensée moderniste, la défense des droits de l’homme s’inspirent aussi du texte révélé. ce que nous pourrions appeler « l’islam de france ou « islam gallican » a été présenté à nos lecteurs dans le bulletin de l’œuvre d’orient no 784 de juillet 2014. presque partout des penseurs musulmans n’hésitent pas à proclamer comme fouad zakaria (cf bibliographie) au caire, que dans l’enseignement théologique islamique encore en cours dans leurs universités, « les passions et les émotions l’emportent sur la raison » ; le pr. mohamed talbi , à tunis (cf bibliographie) , n’hésite pas à assurer que « le réformisme va réussir dans les communautés d’occident , là où il y a la liberté . il faut que les musulmans se réforment de l’intérieur, dans leur conscience musulmane, et arrivent à la conviction intime qu’ils sont en harmonie avec eux-mêmes tout en rejetant ce qui est contre la modernité, la justice, l’humanisme, et qui n’est que le produit d’une époque révolue. plus incisif, le pr abdelwahab el affendi dans son ouvrage who needs an islamic state ? ( londres, grey seal, 1991), n’hésite pas à proclamer : « il est temps que les musulmans réalisent que nous vivons à l’échelle globale, que nos croyances sont analysées par l’humanité toute entière. les musulmans sont au bas de l’échelle de la liberté, de la démocratie et du respect des droits de l’homme. nous devons être sérieusement critiques de nous-mêmes et de notre histoire. la recherche d’un etat islamique doit commencer par la recherche de la liberté pour les musulmans ». m. el affendi est chroniqueur du principal périodique islamique britannique muslim news . enfin, l’islam politique, lui aussi, prétend s’appuyer sur des schémas médiévaux, sur d’autres sourates coraniques. wahabites, salafistes, frères musulmans veulent revenir à l’islam originel, immuable et non évolutif, refusant toute nouvelle exégèse, développant le concept de « djahiliyya » antioccidentale, antichrétienne, antisounnite libérale, antichiite, etc… brandissant le concept de l’etat islamique, où des hommes dicteraient ce qu’ils croient être la volonté de dieu. cette instrumentalisation politique sera vue rapidement à travers les cinq continents ; de même hélas que les réseaux terroristes qui, par « le glaive » seulement, voudraient changer le monde, bien qu’ils soient incapables de décrire ce que deviendrait le monde après leurs sanglantes opérations. les partisans d’un islam bloqué, au contraire, souché sur un passé recomposé, rejettent toute discussion, tout assouplissement, toute exégèse. hostiles à toutes les possibilités de dialogue avec d’a